Mon Imaginaire ... Gabrielle. E

Mon Imaginaire ...             Gabrielle. E

Lettre ouverte

 

 

 

Un matin d’automne
Je suis apparue
  Aube monotone
  D’une vie sans plus.

  
  On dit que l’on m’aime
  Mais on me laisse au placard
  On dit que l’on m’aime
  Et c’est le grand départ.

  
  Une vie nouvelle commence
  Peut être un peu plus de chance
  Elevée, je suis, j’ai grandi
  Dans la tendresse et l’oubli.

  
  Par les uns, déchirée
  Par les autres rejetée
  Dans bien de haine aussi
  J’ai grandi, j’ai grandi.

  
  On m’a appris, on m’a donné
  J’ai reçu, j’ai pris, j’ai cru.
 On m’a aussi abandonnée
  Lorsque l’amour s’est- tu.

  
  J’ai grandi, j’ai grandi
  Dans la tendresse et l’oubli
  Dans la haine aussi
  J’ai grandi, j’ai grandi.
  


  Les années ont passé…
  Aimée, ballottée, rejetée
Les entrailles toujours apaisées
  Mais le cœur affamé.

  
  Sensible et affamée
  D’amour, d’amitié
  J’ai aimé, j’ai donné
  Et l’on m’a repoussée.

  
  Sans chercher à comprendre
  Sans se laisser prendre
  On m’a aussi haïe
  Condamnée et meurtrie.

  
  Je venais les bras ouverts
  A donner la terre entière,
  Pour un peu d’affection
  Ni tendresse, ni pardon.

  
  J’ai grandi, j’ai grandi
Dans la tendresse et l’oubli
  Dans la haine aussi
  J’ai grandi, j’ai grandi.

  
  Si bien que je suis partie
  Moi aussi fonder la vie, 
  En sont nés des enfants.
  La vie en a décidé autrement, 

  
  Délaissée, ignorée
  J’ai fini par m’envoler
  Comme l’oiseau migrateur
  Refaire un gîte ailleurs !

  
  Mais là encore c’est l’échec
  Quand sera- t- il mat ?
  Illusion pour primate, 
  La vie n’est qu’obsèques.

  
  On donne par intérêt
  Et l’on prend sans regret
  Ce qu’un cœur naïf 
  Donne gratis.

  
  J’ai grandi, j’ai grandi
  Dans la tendresse et l’oubli
  Dans la haine aussi
  Et mon cœur c’est durci.


© Gabrielle Egger

 



11/11/2011
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