Quand les 4 saisons - mon imaginaire- poétiquement votre

Mon Imaginaire ... Gabrielle. E

Mon Imaginaire ...             Gabrielle. E

Quand les 4 saisons

Les quatre saisons

 

Le printemps

 

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ? L’enfance, les jeux sparadrap, Magicien d’Oz, l’âge ingrat, les baisers volés, premiers frissons. Douce vision. Quelques battements de cils, le temps défile…

Ce temps, voleur de jeunesse des printemps frivoles  et boire à la coupe d’ivresse l’éther de tes idées folles. Derrière le petit bois de Trousse Chemise, jupon batiste et fine chemise au foin se mêlent nos doux ébats. Jolie bergère, mousseline légère, un vol d’hirondelle, brillent tes prunelles  au déclin du soir, les au revoir.

T en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ?

 

L’été

 

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ? Les étés fleuris, douce dentelle, court joyeuse jeune ribambelle, moud le grain du bonheur au moulin de ton cœur. Nichée d’hirondelles, songes sucrés, tes étés criminels…

Courte pointe froissée, des ‘’je t’aime’’ lassés, goût secret des non-dits aux chemins escarpés de ta vie. Luttes clandestines, les draps poissés de guerres intestines, génocide de tes étés. Vol d’hirondelle blessée.

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ?

 

L’automne.

 

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ? D’Arachnée,  liseuse ouvragée d’automnes paumés, délits de tes nuits sauvages aux  ‘’je t’aime’’ indifférents, versent de l’amant volage, l’amer,  confiture du temps.

Délires de portes closes à cueillir encore tant de roses, tisse, en brume laiteuse, petite sorcière ambitieuse, le voile de frasques dépassées de nos défaillances osées. L’hirondelle s’en est allée retrouver d’autres étés.

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ?

L’hiver

 

T’en souviens-tu ma mie, t’en souviens-tu ? De l’automne à  l’hiver, le passage défleurit la saison, plumes et coutil débonnaires habillent les griffures d’édredon. A ce déni d’attente frileuse des moissons de naguère, flotte au vent d’hier la vague neigeuse.

Mouds le grain de l’ivraie, cache cœur de tes regrets, de blandices, calicot murmuré, les fissures  du temps giflent ton visage fripé d’outrages insolents.

Parure d’un autre âge, ta peau, soie parcheminée, frissonne, délaissée dans les satins de ton corsage. Ses fruits flétris, de saisons ridées, cherchent l’aumône d’une caresse à l’oubli des souvenirs exilés, confidents de ta tristesse.

Fragile ombre hiémale accueilles aux  bras solitaires les jeunes pousses virginales  de tes prochains hivers. Les annales mises à nues, ressuscitent les sourires passés à l’essieu de la vertu que cultive le champ de ta pensée.

A la fin de l’hiver, doucement tes paupières, vélum diapré sur l’océan des souvenirs, scelleront tes pâles prunelles, ne volera plus l’hirondelle puis, l’Ataraxie te mènera vers les plages dorées où ton âme s’endormira.

Nous nous souviendrons ma mie, nous nous souviendrons.

 

 

Gabrielle. E.

 

 



18/03/2015
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