Mon Imaginaire ... Gabrielle. E

Mon Imaginaire ...             Gabrielle. E

Autopsie d'un amour

Autopsie d'un amour

 

1

 

Ivresse
 

Par un beau matin de printemps
J’ai croisé sur mon chemin
L’amour violant, l’amour volcan
C’est la vie, c’est le destin
 
Il a fait une halte,
C’est emparé de mon cœur
Comme un vin qui exalte,
Il m’a conduite au bonheur.
 
Puis, comme une symphonie
Il a grandi, c’est épanoui
Pour exploser au cœur de l’été
Dans toute sa beauté.


2

Agonie

 

En agonie se termine la saison

Les embuches de la vie

Même des symphonies, ont raison

Il n’en reste que des litanies.

 

Je le cherche, perdue

Où les hommes font leur loi

Je mène ma quête dans cette cohue

Comme un animal aux abois

 

D’homme en homme, je vais,

Vous êtes ma drogue, mon opium.

De vous je me repais

J’en fais mon Te Deum

 

Je n’en éprouve aucune honte

Je boirai ma rancœur jusqu’à la lie,

J’ai l’orgueil de ce conte

Je me fou de la vie !

 

3

 

Déchéance

 

Êtres maléfiques,

De moi, vous profitez.

En rien vous n’êtes romantiques,

Vous vous moquez avec facilité.

 

Vous empestez le souffre !

Riez impunément

Diaboliques sous-fifres 

En vantant nos nuits, nos moments.

 

Pourquoi jouir de mon amnésie ?

Goujats sataniques, vous êtes mon narcotique !

Je m’enivre de vous comme une alcoolique

Serez- vous le vin de l’oubli ?

 

Contemplez donc ma déchéance

Ne soyez point indifférant,

 D’aucun me portera-t-il assistance

En me sortant de mon néant ?

 

 

Démence

 

Mante religieuse on m’appelle,

Je deviens curiosité

De tous les hommes infidèles

Par eux, je me sens dévorée.

 

Les jours passent, c’est la descente

Aux enfers où tout mon amour flamboie

Je ne suis plus que démente

Passagère, victime de son émoi.

 

Ma raison me torture

Il me faut sortir de cette imposture

Je me complais comme une impure

Au milieu de cette pourriture !

 

J’évolue dans un songe

Rêvant de rencontrer

Ce mâle qui me ronge

Et me fait mendier.

 

5

 

Combat

 

Toi l’amant, tu m’as trahie !

Je me méprise de t’aimer encor

Dans ma folie, je me détruis

Dans des combats aux corps à corps.

 

Je me bats et me débats,

Je me livre sans retenue

De l’âpreté de mes ébats

J’en sors toujours vaincue.

 

Je voudrais ramper à tes pieds

Pour quémander ce peu d’amour

Que tu as su me refuser

Sans me garder d’autre recours.

 

Entre mes cauchemars, mes insomnies

Tu me hantes sans jamais me rencontrer

Dans ce ciel encor ‘assombri

Aucun  homme ne saura te remplacer.

 

6

 

Mort

 

L’amour joue les trouble-fête

J’en ai pris les libertés

Il m’abandonne sur ma défaite

J’en porte l’entière responsabilité

 

J’ai le cœur labouré de blessures

Pourrai-je encore le panser ?

Avec un peu de cyanure

J’en mourrai libérée !

 

Ma mort reste incertaine

Mais j’ai enseveli mon cœur

Dans cette parodie inhumaine

Où se saluent les comploteurs.

 

7

 

Aveux

 

Réussirai-je à t’oublier ?

A vaincre ce fossé qui me ramène

Sans cesse captive de ma médiocrité

Que cet amour sordide déchaîne.

 

Je te déçois ? je n’y peu rien

Tu me jugeras par contumace

Me mépriseras dès demain

 

Adieu mon amant, adieu mon amour

Jamais je ne t’oublierai

Tu resteras pour toujours

Au fond de mon cœur, ce tendre couplet.

 

Gabrielle. E.

Extrait de Folies

 



29/08/2021
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